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Les infos, les matches, les rendez-vous, les résultats : toute l'actu de la section hand du club.

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Les réponses... 1/2

A beaucoup de questions, beaucoup de réponses.... pour vous punir de m'avoir demandé autant de temps, je vous impose donc une longue lecture ! Je suis même obligée de scinder en 2. J'espère que ça ne rebutera pas les visiteurs du blog qui cherchent un club.

Quel est ton âge ?

Et bien ce n’est pas un secret, puisque je suis née dans la plus belle ville de France, Angers, le 8 août 1973. J’ai donc 35 ans.

Es-tu vraiment la sœur du patron du Muguet ?

Oui absolument. En fait, mes parents m’avaient adopté à 1 an, mais une recherche approfondie m’a appris l’année dernière que j’étais bien la sœur de Bülent.

"Chef" : ça te vient d'où ce surnom, je comprends pas... :-) ?

Et bien, les 2 premières à m’avoir appelé Chef étaient Garance et Odile, lorsque nous avons repris le bureau du PSC en Juin 2000. Très vite elles m’ont appelé comme ça.
Puis Gui-gui quand il bossait pour le PSC m’a systématiquement baptisé de la sorte (quand je l’entrainais c’était plus « la psychopathe » puis « Coach »). Petit à petit, le surnom s’est installé en équipe Seniors filles que j’entrainais. Parce qu’on était plusieurs Isabelle dans l’équipe et que du coup on avait toutes un surnom.
Quelques jeunes m’ont aussi baptisé à une époque « Yoda »…

Depuis quand es-tu au PSC ? Comment as-tu connu ce club ?

J’y suis arrivée à la sortie de mon cursus universitaire en septembre 1995. C’est une amie de mon école, l’ESG, avec qui je jouais au hand en universitaire, qui m’a parlé du PSC, qui était le club le plus près de chez nous. Elle m’a donné les horaires. Moi je sortais de 4 ans en semi-arrêt, puisque m’étant assez gravement blessée aux France de Badminton Universitaires 1991, j’avais dû me faire opérer et arrêter tout sport (hormis la muscu) pendant 1 an. J’ai repris à l’ESG en universitaire… pas tip top. Il me fallait retrouver la confiance. Je suis donc venue au PSC un soir de septembre faire un entraînement, accompagné de ma sœur et d’une amie. Je n’en suis plus jamais partie. Je suis arrivée dans une équipe ultra-compétitive, vice-championne de région à l’époque, avec des joueuses ayant un gros bagage, dans une ambiance fantastique. L’ambiance était extra-ordinaire mes 2 premières années. Il n’y avait qu’une équipe filles et une équipe garçons en seniors, et une équipe de jeunes. On était une cinquantaine… tous les après-matches se faisaient dans un appart tous ensemble. Cet aspect familial à l’excès me manque assez. A l’époque, on était vraiment une grande famille, tous ensemble. Et puis, tout le monde est parti d’un coup (bébés, déménagements, mariages, déceptions sentimentales et exils,…). On a du tout reconstruire. 4/5 années de galère avant de refonder un groupe solide et sympa, monté en région finalement en juin 2004.

Je profite de l’occasion pour un coucou à mes coéquipières de la première époque : Magali, Anathalie, Nathalie, Fred, Véro, Isa, Gwenaëlle « gros canard », Sonia la cadette, Gaëlle... et à Khalid qui nous entrainait.

As-tu déjà été punie à l'école, et si oui pourquoi ?

Euh…oui. 3 fois de mémoire. Quelle question bizarre…
Je me souviens avoir été punie collectivement avec ma classe entière en cours de latin en 4ème. Parce nous avions tous été solidaires de 3 de nos camarades qui ne parvenaient pas à répondre à une question. 2 h de colle je crois.

Sinon punie, non, mais je me suis fait virer une fois du cours de latin, en 1ère. Parce que je ne m’entendais vraiment pas avec la prof et que je lui avais tenu tête. Nous n’étions pourtant que 6 dans la classe… j’étais la seule B du lycée à faire latin !

Et la dernière fois où je me suis fait virer (2 fois en 45 minutes d’ailleurs) c’était en « cours » de philo en prépa Ecole de commerce. Le prof ne me convenait pas du tout. J’étais en conflit et test permanent avec lui… il n’avait aucune autorité et devenait blanc à chaque fois que je lui tenais tête… Mr Billouet si vous me lisez…. A l’époque j’étais jeune hein… toujours est-il qu’un jour, alors que lui nous faisait travailler Kant, j’étais venue en classe avec un bouquin de Spinoza que j’étudiais de mon côté. Lorsqu’il me posa la question de savoir ce que j’étais en train de faire, je lui répondis tout naturellement que j’avais « déjà bossé Kant et que moi j’étais sur Spinoza, mais qu’il pouvait continuer, et qu’il ne me dérangeait pas… ». Il me renvoya une première fois. Je fis les 100 pas de façon très bruyante dans le couloir, puis je revins en lui demandant « s’il s’était calmé » lol… après qu’il m’ait répondu oui, je retournais à ma place, puis sortit l’Equipe pour le lire de façon plutôt… ostentatoire. Il me renvoya alors chez moi. Quand j’y repense… à vrai dire je me marre encore. Bon ce n’est pas bien, mais je considère qu’un prof doit avoir de l’autorité et du charisme. Ce n’était vraiment pas le cas. Mais il ne jamais saquée. Je lui reconnais ça.

Quel a été ton plus beau cadeau de Noël ?

Disons que je n’ai pas été marquée particulièrement par un cadeau en particulier… Si je dois choisir, je pense que c’est un bateau pirate Playmobil à 3 ou 4 ans…

Quel est ton plat préféré ?

Impossible de choisir, c’est la variété des saveurs et des arômes, l’inventivité permanente, l’originalité de chaque nouveau dressage de plat, qui donnent la quintessence de la grande cuisine. Après, il est certain que je suis particulièrement sensible à un foie gras rôti aux figues, à une épaule d’agneau au miel sur un lit de romarin, à une pintade au champagne ou au cidre, à un magret de canard en gelée de groseilles… vous avez là mes 3 viandes préférées ! mouton, canard, pintade.
Sinon des huitres chaudes, des st Jacques, de la daurade, …
En revanche, il faut que ce soit beau à voir pour être bon à manger.

Ton film fétiche ?

Là c’est pareil, choix impossible ! et pourquoi choisir ??? L’histoire du cinéma nous a offert des trésors inestimables, que je prends plaisir à découvrir et à revoir. Je suis assez éclectique. Après, bien évidemment, je suis orientée. A mon box-office, il y a essentiellement des grands classiques, l’œuvre d’Alfred Hitchcock, surtout la période anglaise, Orson Welles, La règle du jeu de Jean Renoir, la période Nouvelle Vague de Truffaut (Jules et Jim par ex), les Capra, les Clouzot, … mais aussi plus récemment Kubrick, le Woody Allen du début, Almodovar, Ken Loach, Tarantino bien entendu sans oublier non plus la Guerre des Etoiles, qui m’a marqué car j’ai vu, captivée, à 5/6 ans donc très jeune, son 2ème volet, l’Empire Contre-Attaque. C’était le premier film, hors dessins animés, que j’ai vu au cinéma.
Petit clin d’œil également à un acteur que j’ai beaucoup apprécié : Philippe Noiret, surtout pour son rôle dans Le Vieux Fusil. Un film étouffant et poignant de Robert Enrico. Ou encore son rôle dans La vie et rien d’autre.

Quel est ton groupe préféré : catégorie et année ?

Je pense que tous les entraîneurs diront que le premier groupe garde toujours une place à part dans les mémoires… en cela, ceux que j’ai eu à la première époque, lorsque j’ai créé l’école de hand du PSC, qui ont gagné les premiers titres jeunes du PSC (lorsqu’un titre de champion de Paris avait encore une valeur inestimable à nos yeux…) et que j’ai monté en seniors il y 3 ans maintenant auront toujours une place à part. Les Thomas Baker, Mathias Euwer, Willy, Mouss, Arthur, Jules, Joël, Ivan, Sega, Yann, Thomas Defosse, Jérémy, Geoffrey Pasquier. J’ai vu ces mômes grandir. Ils m’ont accompagné dans mes premières années de présidence également, lorsque le siège Bd de Ménilmontant se prêtait vraiment à l’accueil des jeunes.

Après, j’ai également une tendresse particulière pour les Seniors 2 avec qui j’ai lutté pendant 4 ans pour décrocher ce titre de champion enfin obtenu la saison dernière. Une vraie bande de copains très soudée et où régnait un esprit remarquable et une écoute irréprochable des consignes, qui me donnait vraiment la sensation d’être utile.

Enfin, les -16 des deux dernières saisons m’ont apporté beaucoup, et une sorte d’aboutissement sur le plan sportif. Par moments, j’ai vraiment vu pratiqué le handball que j’ai en tête. Je les en remercie pour ça. Ils resteront ma première génération de jeunes très compétitive.

Mais je trouve de plus en plus d’aboutissement technico-tactique avec le groupe Seniors 1, qui s’épanouit en plus progressivement dans plus de camaraderie et d’esprit collectif. Et j’attends beaucoup de ce collectif cette saison, avec bien entendu les 2 groupes -16 et -18.

Les filles vous me direz ? oui bien sûr. L’année où on est monté en région a été très sympa, sportivement et humainement. Après pour moi qui suis en contact avec les groupes masculins, j’ai toujours du mal à m’adapter au monde féminin et ses particularités.

Ton principal défaut ?

Bah je dois avoir le défaut de ma qualité : je suis tenace et comme me dit souvent Damien, je prends les choses trop à coeur. Je ne lâche jamais en plus. Du coup, on me dit que je suis têtue à l’extrême. Et parfois agressive. Ca me dessert sûrement. Et ça me touche du coup plus que cela ne le devrait. Mais j’assume. C’est aussi à cause de ça que je tiens le choc depuis 8 ans.

Pour moi sinon, mon principal défaut est une sorte de doute permanent de tout, une sorte de parano donc, mais qui m’amène surement à me poser beaucoup trop de questions en permanence, ce qui nuit à ma confiance en tout et tous.

Est-ce que tu vas épouser Jean-Michel ?

Et bien, comme déjà répondu plusieurs fois à l’intéressé, NON. Pour se marier, il faut non seulement s’aimer, mais aussi s’entendre pour vivre ensemble, ne pas avoir trop de sujets de discordes, avoir le même rythme de vie et surtout vouloir vieillir ensemble. Cela fait beaucoup de conditions non réunies je crois… mais qui sait ? si pour les 100 ans du club, on est toujours célibataires tous les 2, on convolera en juste noces LoL !

L’homme de tes rêves, il ressemble à quoi ?

Steve Austin !
Ou à un croisé entre Falbien Galthié, Jean-Baptiste Elissalde et Guillaume Gille ;-). Il faut qu’il exerce un certain magnétisme, dans le regard surtout, qu’il dégage un certain charisme. Il faut que je sente du répondant au niveau caractère tout de même...
Bien évidemment il est sportif, et très sociable.  Ah… s’il pouvait être un peu insomniaque, ce serait pas mal aussi.

Comment l'idée de commencer le hand a-t-elle pu te venir, en 1988 (!) une époque reculée où jamais un ballon de hand n'était passé sur les petits écrans de télévision ?

Je n’ai pas commencé le hand en 1988, mais bien avant… Dans mon Anjou natal, c’est un sport phare, pratiqué systématiquement à l’école dès 6 ans. Et ma sœur, 11 ans plus âgée, pratiquait, donc j’ai imité. Mes premiers souvenirs de hand à la télé remontent à 1987/88, le mondial C et les débuts de Daniel Costantini avec les Bleus. 88 ce sont les 20 ans du club. Moi j’ai plus 26-27 ans de handball…

A quoi ressemblait le hand "underground" de l'époque ? Y avait-il des buts de hand dans tous les gymnases ? Et les chaussures, elles avaient des crampons ? Y avait-il des règles que l'on n’a pas connues et qui changeaient le jeu ?

Les buts étaient en bois uniquement, sur du parquet ou du béton peint. Les chaussures étaient parfois des tennis simples. Pas de crampons, puisque je n’ai tout de même pas connu le hand à 11 en extérieur ! Mais à mon époque il y avait encore le retour en zone (règle très con je trouve…) et l’engagement rapide n’existait pas.

Ton meilleur souvenir au hand ?

Le titre en seniors garçons 2, la coupe -18 gagnée sur un coup franc direct de Thomas Defosse face au PUC en 2004 et la coupe -16 la saison dernière.

Ton plus beau but ?

Ouh là…. Dur de résumer tout ça en 1 seul but. Il y a un certain temps, lorsque mon corps suivait, j’ai marqué quelques belles pralines. J’ai à mon compteur un paquet de Chabs, une ribambelle de roucoulettes intérieures en contre-attaque ou au pivot et quelques buts de mes 9m. De mon jeune parcours avec l’AS Ponts de Cé, je n’ai plus trop de souvenirs de mes buts… Si je dois sortir 2 buts au PSC, je dirai un but au pivot dos au but en lucarne droite et surtout un but qui nous avait propulsé en finale de coupe, face à mes « amies du HBC Antillais », quand j’ai marqué le but de la victoire à 3 secondes de la fin en lâchant un tir à la hanche bien sûr qui frappa le poteau gauche puis droit, avant de rentrer avec l’aide des fesses de la gardienne. Assez jouissif je dois dire.

Ta plus belle cagade (truc ridicule mais drôle qui t’es arrivé au hand) ?

Ma plus belle cagade ?? à part quelques plongeons pour sauver des ballons, je ne vois pas trop. J’ai en tête 2 moments marrants. Le premier c’était pour mon premier match universitaire. Dans le métro pour se rendre au match, j’avais déjà un mauvais pressentiment parce que les filles m’avaient demandé les règles 1 h avant le match. Ca sentait mauvais… le match commença de façon catastrophique. Pertes de balles sur pertes de balles et avalanche de contre-attaques. 12/0 au bout d’à peine 8/9 minutes ! une branlée monumentale. Je parvins à garder mon calme légendaire jusque là quand finalement j’explosais, alors que j’étais seule à chaque fois à revenir pour tenter de sauver le but et que mes coéquipières se postaient elles tranquillement sur la ligne médiane. Je hurlais « mais bon dieu vous allez replier oui !! on va se faire massacrer». Et là, une de mes coéquipières me répondit : « oh ça va hein, arrête de gueuler. Pourquoi tu gueules ??? ». Quand je lui répondis que j’en avais marre de revenir seule et qu’on était déjà à 12/0, elle me rétorqua que non, puisqu’il y avait à chaque fois hors-jeu et qu’on était toujours à 0/0 !!!

Sinon, au risque que MM m’en veuille… je ne puis oublier et ne pas citer ce grand moment d’hilarité générale vécue voici 7-8 ans à Charléty en finale de la coupe de Paris. Nous affrontions l’ASPTT alors encore en N3 ou N2. Après avoir un peu résisté en première, on avait littéralement explosé et on essuyait des rafales de contre-attaques. Isa Morin et moi étions bien souvent les 2 premières au repli, avec Garance aussi. J’avais moi-même pu éviter 2 fois le kung-fu en sautant dans la zone en fin de repli pour dissuader… ce coup-ci, Isa était arrivée avant moi, et je lui cria de sauter pour éviter le kung-fu. Ce qu’elle fit, volleyant magnifiquement le ballon… dans nos propres buts… pour finir sa course derrière le but de Charléty. Nous sommes restées là quelques minutes dans un fou rire absolu et dans l’hilarité générale d’un public d’au moins 100 personnes… mon plus grand rire sur un terrain de handball !

Ton plus gros regret au handball ?

Comme entraîneur et dirigeante, que la ville ne nous donne pas les moyens de poursuivre notre développement dans de meilleures conditions. On nous oblige à nous entraîner à 40/50 dans une salle depuis trop longtemps. On est le 9ème plus gros club de la PIFO, on a connu une progression énorme depuis 4/5 ans, et la Mairie refuse de le voir, tant logistiquement que financièrement. C’est regrettable.

Comme coach, que nous n’ayons pas une véritable culture de la gagne, une volonté à toute épreuve qui nous donne un supplément d’âme qui nous fait trop souvent défaut je trouve. Nos jeunes devraient gagner plus par ex, en étant plus soudés et surtout plus à fond tous seuls sans qu’on les pousse au cul au permanence. Quand j’étais jeune, nous voulions tout défoncer, nos dents rayaient le parquet, il nous tardait de monter en seniors et de pousser les « vieux » dehors. Chez nous je ne ressens pas assez cette effervescence.

Comme joueuse, vous vous en doutez, c’est bien entendu que mon corps ne me laisse pas tranquille depuis quelques années. Je cumule des blessures qui, si elles ne sont pas invalidantes, m’empêchent de m’exprimer à 100 %. Je dois en permanence adapter mon handball aux blessures. C’est excessivement frustrant.

Tu t’es déjà pris un carton rouge direct (si oui, pourquoi) ?

Jamais. Ni rouge direct, ni rouge 3 x 2. Je connais les limites à ne pas dépasser et je préfère laisser tirer plutôt que de blesser l’adversaire quand je suis passée.

Quelle est ta victoire la plus éblouissante en tant que coach ?

C’est difficile… je coache environ 90 matches par an. J’ai du manager environ 800 matches depuis mes débuts. Si je ne servais à rien à chaque match, j’aurais arrêté depuis longtemps. J’aime apporter une vraie solution tactique qui nous donne la clé d’un match. Il y a eu des gros matches, gagnés parfois d’un but, par exemple en seniors 1 depuis 2/3 ans. Des matches à ne pas perdre, gagnés dans la douleur.

Mais je vais plutôt retenir 2 matches où je pense avoir vraiment été déterminante par mon coaching : l’aller-retour contre l’US METRO lors du 1er titre de champion de Paris -18 ans. L’US METRO avait une très belle génération qui aurait dû être championne cette année là. Ils ont explosé tout le monde toute l’année, mais nous avons gagné l’aller et le retour, à 8, avec 2 super-matches et c’était avant tout une victoire tactique. De la même façon nous avons gagné l’année suivante au PUC un match -18 où la préparation mentale avait joué à fond, ce qui nous avait donné le titre également.

Après je pense vraiment que le plus abouti, c’est le match qui nous donne le titre en seniors 2 l’année dernière face au CSM FINANCES. Là encore je pense qu’ils auraient dû gagner, mais tactiquement, je pense que j’avais trouvé la bonne formule, avec une alternance en défense qui a été la clé : un début en 4/2 homme à homme pour les fatiguer et casser leurs enclenchements, puis une 5/1 homme à homme pour enchaîner en montée de balle et faire le break. C’est ce qui s’est passé. On a tenu bon ensuite en 2ème et on a gagné, enfin, ce titre. Un beau souvenir.

A part le hand tu fais quoi ? D’autres passions ?

Je travaille déjà. Dans la communication, qui est un métier assez prenant. Après quand le hand, et toutes mes fonctions au sein des instances me laissent un peu de répit, je vais au cinéma dès que je peux. Sinon je rentre à la maison, à Angers, je jardine (sport dangereux ;-) ), je cuisine, je fais du vélo, je visite, je garde mon neveu, je fais de soirées avec des amis, …

Vaut-il mieux être arbitre, coach, joueuse, présidente, ... d'un club ? S'il fallait choisir ?

Présidente, je n’ai pas vraiment choisi. Je ne suis pas attirée par l’administratif. J’ai juste accepté la mission au départ du président fondateur. C’était ça ou le club mourrait. Il en était hors de question. Donc j’assume.

Arbitre, c’est pour le plaisir. Ca fait progresser techniquement. Et aussi pour les obligations du club…

Entraîneur, c’est une drogue. Il faut je pense l’avoir dans le sang. On l’a ou on l’a pas. Penser la préparation, planifier, réfléchir au jeu à pratiquer, faire les compos chaque semaine, tenir la pression que ça représente, savoir réfléchir dans l’urgence en match, tenter des paris, réussir le management humain… c’est compliqué. Epuisant, mais très prenant psychologiquement.

Joueuse c’est mon moteur. J’aime ce jeu, j’aime le pratiquer. Je ne suis pas une consommatrice comme on en voit beaucoup. Quand je joue, match ou entraînement, je veux gagner. C’est aussi une drogue. Tant que je tiens debout je peux jouer.

Je ne choisis donc pas. Les 2 fonctions que j’éliminerais en premier si je devais choisir c’est présidente et arbitre. Ensuite le choix serait impossible. Même si je coacherai plus vieille que je ne jouerai, c’est évident. Mais l’un sans l’autre, pour le moment, non. Ca casserait mon équilibre.

Si tu n’avais pas été présidente d’un club omnisport, tu aurais utilisé ton temps à faire quoi ?

A jouer, coacher et arbitrer, au PSC.

Et s’il n’y avait pas le hand dans ta vie ?

Je ferais du tennis, du badminton, de la natation, du vélo. Et je tiendrais une auberge sur les bords de Loire… non mais sérieusement… je serais comme tout le monde. Je sortirais avec mes amis, j’irais plus souvent encore au ciné, je mangerais plus souvent chez moi, et je prendrais plaisir à cuisiner, je regarderais des films en DVD, je me baladerais, etc etc… et je n’aurais pas mis ma vie professionnelle de côté de la sorte. Mais la question ne se pose pas. Je n’imagine pas ma vie sans sport, encore moins sans hand !

Quelles sont les caractéristiques du « joueur idéal » selon toi (là ‘faut prendre des notes histoire qu’on retienne bien la leçon pour l’avenir) ?

Un joueur investi à 100 % d’août à fin mai, avant tout ! C’est dans la constance et la rigueur qu’on trouve les meilleurs, les piliers. Le joueur idéal c’est le gars sur qui tu peux compter, en toute occasion. Respectueux des consignes en match, mais avec un brin de créativité et d’inventivité pour s’adapter aux situations de match et compléter son entraîneur. Un joueur qui se met au service de son équipe en permanence, qui ne compte pas ses buts persos mais ceux de l’équipe, qui est enragé de perdre alors qu’il aura marqué 15 buts mais très heureux de gagner alors qu’il n’aura pas marqué. Il est concentré sur l’objectif collectif.
Le joueur idéal est évidemment complet : bon en attaque, intraitable en défense, car les matches se gagnent là. Sa condition physique permet au coach de pouvoir l’utiliser 1 h s’il le faut. Il est capable d’accélérer dans les moments chauds. Il se prépare donc avec sérieux l’été, est présent et investi. Il n’est pas là pour être là, il cherche à repousser son seuil de souffrance à chaque sortie. Il ne triche jamais. Il accepte ses périodes de méforme également.
Bien évidemment il respecte ses partenaires, les encourageant en cas d’échec au lieu de leur hurler dessus, et il respecte également l’arbitre, restant correct en toute occasion.
Si en plus il peut avoir une bonne vision de jeu, savoir varier son jeu, ses tirs, en fonction de sa prise d’informations, et qu’il est doté d’une bonne technique… c’est le top !

Hormis toutes les joueuses du PSC, et handballistiquement parlant, quels sont, ton joueur et ta joueuse idéal(e) ?

Bertrand Gille : un mec solide sur lequel tu peux compter à 200 % à chaque minute de chaque match. Hyper complet, capable de sauver son équipe en faisant une pige à l’arrière gauche au mondial, alors qu’il est pivot, et de planter 4 buts en suspension à 9 m. Un super défenseur, bon en montée de balle, en transition, en jeu placé, fort mentalement. Un guerrier pour toutes les campagnes.

En filles… une Raphaëlle Tervel, pas jugée à sa vraie valeur. Idem : une nana qui met ses buts au fond, qui défend, qui déçoit peu. Elle ne brille pas trop mais elle est constante. Tu peux compter sur elle quoi ! Au niveau international, j’aimais beaucoup le jeu de Josephine Tourey, désormais retraitée.

Quel est ton coach préféré ?

Le seul, l’unique, LE coach : Daniel Costantini.
Je respecte aussi beaucoup le travail du désormais ex-coach de Kiel.

Si tu devais changer une règle du jeu au handball, laquelle changerais-tu ?

Sur le terrain je ne vois pas… on a des règlements très complets. Le système d’exclusion pour 2 minutes par exemple est très bon je trouve. Par rapport au foot…
Je serai peut-être moins sévère sur les empiètements, parce que parfois de très beaux mouvements ne sont pas concrétisés alors qu’ils le devraient pour 1 ou 2 cm.

Par contre, je durcirai considérablement les sanctions pour disqualification directe sur comportement anti-sportif grossier. Il y en a beaucoup trop qui s’en tirent trop bien, alors qu’ils ne se rendent même pas à la commission de discipline.

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